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Critères de rédaction
pour la dissertation explicative

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CRITÈRES DE PRÉSENTATION :

Rappel : Les infractions à ces critères entraînent la perte de 10% de la note.

CRITÈRES DE RÉDACTION ET D'OBJECTIVITÉ :

Rappel : Les infractions à ces critères entraînent la perte de 0.5 point chacune.

CRITÈRES SPÉCIFIQUES À L'INTRODUCTION :
  • Le sujet amené doit contenir :
  • Le courant littéraire (le situer, le décrire).
  • Le titre de l'oeuvre.
  • Le nom de l'auteur.
  • Un lien avec le sujet posé.
    TRÈS IMPORTANT
    • Faites le tri des informations de manière à ce que tout converge vers le sujet posé.
    • Évitez les détails sans importance ou sans lien avec le sujet.
    • Mettez entre parenthèses les dates de naissance et de décès d'un auteur si vous voulez les mentionner : Émile Zola (1840-1902).
    • Le sujet posé consiste à énoncer dans une phrase l'objet de votre dissertation ( de quoi vous allez parler dans celui-ci).

    • Ne posez pas le sujet sous forme de question puisqu'il se présente, dans la dissertation explicative, comme une constatation indiscutable. Vous ne pouvez   absolument pas remettre en question l'opinion exprimée dans l'énoncé du sujet.
    • Préférez une formulation personnelle à la reprise mot pour mot de l'énoncé du sujet
    • Le sujet divisé consiste à annoncer les grandes parties du développement, donc les idées principales, et ce, dans l'ordre dans lequel elles seront abordées.
    • Évitez d'utiliser des formules lourdes comme «premièrement», «deuxièmement»,  «d'abord», «ensuite», «en fin de compte», etc.

    CRITÈRES SPÉCIFIQUES AU DÉVELOPPEMENT :
    Exemple d'une partie (en deux paragraphes) de développement divisée selon le code couleur suivant :  

    Noir : idée principale
    Rouge : idée secondaire
    Vert  : explication
    Bleu : illustration
    Violet : mini-conclusion  de la partie.

    • Flaubert ne voulait pas que le narrateur intervienne dans l'histoire. Dans l'extrait à l'étude, celui qui raconte est un élève de la classe, donc nous sommes en présence d'un narrateur interne. Comme c'est le cas lorsque ce dernier est interne, le «il» est utilisé pour désigner le nouveau, mais au lieu du «je» habituel, le narrateur utilise ici un «nous» collectif qui accentue l'effet du groupe contre une seule personne : « Nous avions l'habitude en entrant en classe de jeter nos casquettes par terre [...] c'était là le genre.» (lignes 29 à 33). 
    • Ce narrateur interne adopte aussi une focalisation interne, ce qui signifie qu'il ne sait pas ce qui se passe dans la tête des autres, il est seulement témoin des actions qui en découlent. Il ne sait que ce qu'il voit : « Mais, soit qu'il n'eût pas remarqué cette manœuvre ou qu'il n'eût osé s'y soumettre, la prière était finie que le nouveau tenait encore sa casquette sur ses deux genoux.» (lignes 34 à 36). Comme on peut le constater, la focalisation interne amène le lecteur à percevoir exactement la même chose que le narrateur, ni plus ni moins. De plus, celle-ci est fixe dans cet extrait puisque le narrateur s’en tient toujours au point de vue d’un seul personnage. En choisissant ce type de narrateur et de focalisation pour raconter l'histoire, l'auteur manifeste d'emblée sa volonté d'écrire de façon « réaliste ».
    À NOTER :

    La cohérence prime sur la forme parce que la forme n'assure pas la cohérence !
    • Ce qui est illustrée dans l'anthologie est un modèle de base et non un modèle universel. Il peut donc se prêter à des variantes. C'est le cas dans la deuxième idée secondaire où on voit que l'illustration est encadrée par deux explications, ce qui fonctionne très bien ici. Dans un paragraphe, la cohérence et non la forme est primordiale. On peut avoir un paragraphe en tous points conforme au modèle de base, mais dont l'explication est incohérente et l'illustration (la citation) sans rapport avec celle-ci.
    • Il en est de même avec la mini-conclusion. Elle n'est pas toujours nécessaire parce que le lien entre les idées se fait parfois mieux sans mini-conclusion. Ici également, il s'agit de vérifier la souplesse et la cohérence de la transition d'une idée à l'autre plutôt que la conformité au modèle. Dans l'exemple ci-dessus, la transition de la première idée secondaire à la deuxième se fait très bien sans mini-conclusion.


    CRITÈRES SPÉCIFIQUES À LA CONCLUSION :
    La synthèse doit :
    • Rappeler le sujet.
    • Résumer dans l'ordre les idées principales du développement
    TRÈS IMPORTANT
    • Ne reprenez pas mot pour mot le sujet posé.
    • N'avancez pas d'idées nouvelles. (Trop tard !)
    L'élargissement du sujet (ou l'ouverture) doit :
    • Ouvrir sur une perspective plus large, soit :
      • Un lien avec un ou des auteurs ou un ou des courants littéraires.
      • La portée de l'oeuvre et/ou du courant.
      • L'actualité de la problématique soulevée par le sujet.
      • Une corrélation avec l'époque.
    • Ne restez pas dans le sujet, ouvrir veut dire en sortir.
    • Conservez cependant un lien avec le sujet, ce n'est pas l'occasion d'arriver au nombre de mots exigés en disant n'importe quoi sur n'importe quoi.
    • Évitez les généralités de tout ordre (du remplissage à bon marché).
    • Ne terminez pas avec une question dont la réponse est évidente. La question est bonne si elle mène à une nouvelle piste de réflexion.

    GARANTIES DE RÉUSSITE :

    • Utilisez la grille d'autoévaluation de l'anthologie à la page 265.
    • Vérifiez ! Si vous n'êtes pas certain de bien comprendre un point quelconque, demandez des éclaircissements.
    • Relisez votre travail ! On ne peut jamais trop insister sur l'importance de se relire.
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    PROFESSEURE: Andrée Lafontaine ( Bureau: C-1659 )
    SESSION: hiver 2003
    Courriel : alafontaine@cmontmorency.qc.ca
    Tél.: (450) 975-6463
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