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Voici deux exemples partiels du commentaire composé sur Chateaubriand dont le premier, accompagné de son plan détaillé.   Vous y trouverez l'introduction et le développement d'une première partie argumentative ainsi que la conclusion. Vous trouverez également différents exemples pour amener le sujet de l'intro.

 

Plan réalisé par
David Léveillé,, élève du Gr. 12 - session d'hiver 2003

Plan détaillé

Intro: 

- sujet amené:

  • Époque:  Début du 19e siècle

  • Courant littéraire:  Romantisme

  • Genre littéraire:  Narratif (roman autobiographique)

  • Auteur:  François René de Chateaubriand

  • Titre de l'oeuvre:  René 

  • Titre de l'extrait: "Levez-vous vite, orages désirés..."

  • Date de publication: 1802

  • Lien du texte avec le contexte:  René a été écrit en Angleterre, lors de son exil suite à la Révolution française

- Sujet posé:  Démontrez que René souffre du mal de vivre romantique

-  Sujet divisé:     -  l'instabilité émotionnelle du héros

                              -  la nature comme reflet des sentiments 

                              -  la fuite comme solution au mal de vivre

 

 

 I.-  Le héros est instable émotionnellement

A.- René ne fait pas toujours preuve de logique dans ses pensées

1) opposition

a) "J'entrai avec ravissement dans le mois des tempêtes"

--> René éprouve des sentiments contradictoires

2)  alternance

a) "Tantôt j'aurais voulu être un de ces guerriers (...), tantôt j'enviais jusqu'au sort du pâtre (...)"

-->  Les désirs de René divergent et sont incohérents

CA: perte de raison

 

B.-  René est plus souvent déprimé qu'exalté

1)  champ lexical des émotions négativess

a) "mélancoliques", "triste", "soupirs", "tourmenté"

--> René sombre dans la dépression

 

2)  métaphore

a) "notre coeur est un instrument incomplet, une   lyre où il

      manque des cordes"

--> Fragilité humaine

CB:  Fragilité inévitable

CI:  Démence émotive inéluctable.

(...)

Conclusion:

  • Confirmation: mal de vivre propre aux romantiques exilés

  • Synthèse argumentative: le désordre émotionnel de René, sentiment d'harmonie avec la nature et l'évasion comme solution;

  • Ouverture ou clôture: explique le regain de foi et le succès du Génie du christianisme

 

Commentaire composé réalisé par
David Léveillé,, élève du Gr. 12 - session d'hiver 2003)

 

 

        Le début du 19e siècle fut caractérisé par l'exil des aristocrates, suite à la Révolution française.  François René de Chateaubriand fut parmi eux.  De son roman autobiographique, René,  écrit en Angleterre en 1802, l'extrait que nous avons étudié, intitulé "Levez-vous vite, orages désirés...", nous permettra de prouver que son héros souffre du mal de vivre romantique, propre au courant littéraire de cette époque.  Nous démontrerons donc l'instabilité émotionnelle du héros, le vide existentiel qu'il éprouve, ainsi que son recours à la nature pour exprimer ses sentiments.


        Tout d'abord, en lisant l'extrait, on voit tout de suite que René passe d'un extrême à l'autre en ce qui concerne ses émotions.  En fait, la contradiction de ses sentiments est telle que l'on peut discerner une certaine perte de logique dans le raisonnement du héros.  L'opposition "J'entrai avec ravissement dans le mois des tempêtes" montre bien la contradiction émotive de René.  Également, l'alternance entre deux idées différentes ("Tantôt j'aurais voulu être un de ces guerriers errant (...), Tantôt j'enviais jusqu'au sort du pâtre que je voyais réchauffer ses mains à l'humble feu de broussailles (...) montre aussi l'incohérence émotive du héros dont les désirs spontanés divergent radicalement. Nous pouvons donc dire que René commence progressivement à perdre la raison.  


        S'ajoutant à cette lente   conduite tout droit vers la folie, le héros est plus souvent déprimé qu'exalté.  Le champ lexical relatif aux émotions négatives ("mélancoliques", "triste", "soupirs", "tourmenté", etc.) témoignent bien de la dépression sévère qui affecte René. De plus, la métaphore " Notre coeur est un instrument incomplet, une lyre où il manque des cordes" montre que René est conscient de sa vulnérabilité et qu'il s'en remet à la fragilité de la nature humaine pour expliquer son mal. René est donc affreusement et inévitablement démoralisé.  Et cette démence émotive semble bien inéluctable.


  Etc…

          Pour conclure,  nous pouvons affirmer que  cet extrait de René  relate le mal de vivre du héros en même temps que celui de toute la génération romantique du début du 19e siècle.  Nous avons pu voir précédemment le désordre émotionnel de René, le vide existentiel qu'il éprouvait et son recours à la nature comme moyen d'expression..  Ce mal de vivre nous fait ainsi comprendre le regain de foi auquel on assiste au début du siècle et le succès incontestable du Génie du christianisme.





 Intro




 

 

 

I.-
       
A)








        

 

 

       B)







 

II.-  etc.

 

 

Concl.


Commentaire composé réalisé par
Caroline Scott, élève du Gr. 12 - session d'hiver 2002)

        René  est un roman autobiographique publié en 1802 par François René de Chateaubriand.  Composé en Angleterre,  au plus fort de l'exil  où l'a condamné  la Révolution, le roman s'inscrit dans la tradition des romanciers du « Moi »  et marque les débuts du romantisme en France.  L'extrait étudié, qui s'intitule « Levez-vous vite, orages désirés… » est représentatif de cette tendance.  Nous tenterons ici de démontrer que son héros, René, souffre du mal de vivre propre à cette génération.  Nous montrerons ainsi le narcissisme du héros, le « vague des passions » qui l'assaille et  son désir de fuir une réalité qui l'accable, faisant ainsi de René, un héros typiquement romantique.



        Tout d'abord, l'extrait étudié  met  en scène un héros qui trouve satisfaction dans un égocentrisme maladif.  En effet, on voit rapidement que René est obnubilé par son « Moi ».  L'omniprésence des pronoms personnels (« j'aurais voulu »,  « j'enviais », « je me promenais) et des déterminants possessifs (« mon coeur », « ma rêverie », « mes regards »), tous de la 1ère personne, témoigne de l'intérêt de René envers lui-même.  De plus, l'utilisation de la forme pronominale(« me tourmentait »,  « me figurais »), de même que celle de la forme renforcée « moi-même » montre clairement le cloisonnement de son observation.  L'extrait nous place donc en présence d'un héros qui non seulement exprime ses états d'âme, mais dont le seul intérêt est de sonder son coeur..

        Ce narcissisme aigu est d'autant plus pathétique que le héros se complaît dans cette souffrance.  En effet, René prend plaisir à scruter son malheur : l'évidence de l'opposition, « J'entrai avec ravissement dans le mois des tempêtes », témoigne de cette jouissance maladive, alors que la précision rendue, soit par  les verbes d'observation tels que « j'ai vu », j `éprouvais », « je sentais », etc., mais plus encore par l'abondance des propositions relatives qui étirent démesurément la réflexion (« cette foule de sensations fugitives que j'éprouvais (…), « les sons que rendent les passions (…), « j'écoutais les chants mélancoliques qui me rappelaient (…) », etc.)  montrent  sans l'ombre d'un doute le caractère obsessif de la démarche introspective.  Il n'est donc pas exagéré d'affirmer que cet égocentrisme exclusif, associé au plaisir qu'il procure,  entraîne René dans un isolement émotif qui confirme sa dissociation du monde qui l'entoure.

  
Etc…


          En conclusion, nous pouvons confirmer que les souffrances du jeune René illustrent bien le mal de vivre caractéristique de la première génération romantique.   Nous avons vu dans ce texte que René a une obsession du "moi" et que sa complaisance dans le malheur le pousse au bord du suicide.  Constamment déchiré par des moments de grande  joie et de mélancolie extrême, l'évasion religieuse devient la  seule solution à ses afflictions.  Ce mal individuel se transformera, à la suite de la chute de l'Empire, en "mal du siècle" et toute une génération en souffrira.

.  





 Intro










 

 

 

 

 I.-
       A)









     

 

 

 

 

 

        B)










 

II.-  etc.


  
 

Concl.

Différentes façons de formuler le sujet amené

En 1802, François René de Chateaubriand inaugura la période romantique en publiant le roman René, qui se tailla une place parmi les les écrits à tendance autobiographique de l'époque. L'auteur dressa un des premiers portraits du mal de l'âme qui habitait les aristocrates suite à leur exil postrévolutionnaire. C'est par l'extrait "Levez-vous vite, orages désirés..." que nous prouverons  que le héros souffre du mal de vivre associé au "vague des passions" de l'époque romantique. Nous mettrons en évidence l'instabilité affective de René, la dualité qu'il trouvera dans la nature pour illustrer ses sentiments et la solution que lui semblera être l'évasion face à son mal de vivre.

Lauriane Piltan, gr. 09 - Session H-2006

       

En 1802, alors que la France était déchirée par la récente défaite des républicains, François René de Chateaubriand , inaugure le romantisme en écrivant René, un roman autobiographique dans lequel le héros exprime la douleur d'un peuple ravagé par le désespoir.

Frédérick Lizée, gr.12 - Session H-2003

René  est un roman autobiographique publié en 1802 par François René de Chateaubriand.  Composé en Angleterre,  au plus fort de l'exil  où l'a condamné  la Révolution, le roman s'inscrit dans la tradition des romanciers du « Moi »  et marque les débuts du romantisme en France.

Caroline Scott, gr.12- Session H-2002

Au début du 19e siècle, l'exil des aristocrates français en Europe a provoqué chez plusieurs d'entre eux un "mal de l'âme" qui inspira de nombreux écrivains romantiques, dont François René de Chateaubriand.  L'extrait, "Levez-vous vite, orages désirés....", tirée de son roman autobiographique René,, publié en 1802, traite d'ailleurs de ce mal . 

Tania Carpentier, gr.13. Session H-2003

François René de Chateaubriand est un écrivain qui a marqué la littérature romantique du début du 19e siècle avec son roman d'inspiration autobiographique René, paru en 1802  et dans lequel il illustre le mal de vivre des aristocrates exilés de l'époque romantique.

Anny Landry, gr. 13- Session H-2003

Au début du  XIXe siècle, on assiste à l'émergence du romantisme en France.  C'est à l'époque où les sentiments prédominent sur la raison.  En 1802, François René de Chateaubriand publie son roman René , dans lequel il dévoile sont goût pour l'évocation intérieure et le mal de vivre qui l'habite.

Laurent Plourde Bourdon, gr. 13 - Session H-2003