Les
Avantures
nous présentent les péripéties de Claude Le Beau lors
de son voyage en Nouvelle-France.Cette
histoire a toutes les caractéristiques de la fiction.Le
narrateur réorganise la réalité en imaginant des liens
autres que ceux auxquels on s'attend lorsqu'on est quelque peu informé
sur le contexte historique de l'oeuvre.Une
histoire d'aventures amoureuses vient se greffer dans la deuxième
partie du récit à l'histoire proprement dite des aventures
du voyageur.On croit alors
être en train de lire un roman exotique français.D'autre
part, des sujets à caractère encyclopédique sur
la Nouvelle-France et les Amérindiens sont abondamment
exposés tout au long du récit.L'auteur
mentionne dans son oeuvre les noms de quelques-uns de ses contemporains:Bacqueville
de la Potherie, Moreri, Hennepin, La Hontan et Lafitau.Or,
notre recherche nous a amenés à constater qu'il s'informait
et s'inspirait surtout de Lafitau.Il
emprunte de longs passages aux Moeurs des Sauvages Amériquains
comparés aux moeurs des premiers temps auxquels il ajoute de
l'information de son cru et qu'il utilise aussi pour la création
de l'histoire des Avantures.Ce
qui s'avérait être un roman d'aventures est en fait une
synthèse encyclopédique sous la forme d'une histoire
inventée de toutes pièces à partir des sources
d'information;d'où sa narration
“monstrueuse” faite d'invraisemblances et de naïveté qui frôle
parfois l'insignifiance.
Nous
analysons aussi quelques aspects de la transformation que Le Beau
fait subir à ses sources.Cela
n'avait pas été fait jusqu'à maintenant.
Nous pensons que notre travail ne peut qu'être utile à qui
veut approfondir cet aspect peu étudié du domaine des écrits
de la Nouvelle-France.