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Lundi 16 mars

Les paradoxes de la beauté : la féminité à l’ère des selfies

LUNDI 16 MARS, SALLE MULTI, 9 H 30

Conférencière: Chiara Piazzesi, professeure titulaire au département de sociologie de l’UQÀM, titulaire de la Chaire ERICA et chercheure principale du projet MACLIC

Résumé : La conférence offrira une exploration sociologique de l’importance et du rôle de la belle apparence dans la vie des femmes aujourd’hui, à la fois en ligne et hors ligne. La culture de la beauté occidentale est traversée par des tensions entre normes contradictoires, ce qui rend plus difficile la tâche de choisir parmi elles. La conférence abordera quatre « paradoxes » qui structurent les normes occidentales de beauté, ainsi que les défis particuliers que les femmes rencontrent dans leur participation à l’embellissement dans une variété de contextes et phases de la vie et de leur présence sur les réseaux numériques.


La « Purge » : une histoire d’exclusion Queer au Canada

LUNDI 16 MARS, SALLE CLAUDE-LEGAULT, 9 H 30

Conférencier : Shawn McCutcheon, Ph. D., éditeur et historien

Résumé : Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’Occident est ébranlé par des désertions de hauts fonctionnaires britanniques et américains vers l’URSS, ainsi que par les rumeurs de réseaux d’espion·nes soviétiques au Canada et aux États-Unis. Les autorités canadiennes craignent alors qu’un complot communiste renverse l’État. Dès la fin des années 1940, le gouvernement fédéral mit en place des contrôles pour garantir la loyauté des fonctionnaires, des agents de la GRC et des militaires. L’homosexualité fut rapidement jugée problématique, en raison de discours qui l’associaient au communisme et de préjugés présentant les homosexuel·les comme instables et manipulables. Entre les années 1940 et 1990, des milliers de Canadien·nes queers sont arrêté·es et « purgé·es » de la fonction publique, de la GRC et des forces armées. Au-delà de la peur de l’espionnage, la « purge » montre comment des préjugés sur la « normalité » peuvent justifier la surveillance et l’exclusion d’une partie de la population.


Énergie et politiques de décarbonation : Un avenir à conjuguer au présent

LUNDI 16 MARS, SALLE MULTI, 12 H

Conférenciers :

  • Pierre-Olivier Pineau, professeur à HEC Montréal et titulaire de la Chaire de gestion du secteur de l’énergie
  • Charles Séguin, professeur en économie de l’environnement à l’UQÀM

Résumé : En environnement, le Québec jouit d’une belle réputation. On pense notamment à son hydroélectricité et à sa tarification du carbone. Pourtant, on oublie que son énorme consommation d’énergie dépend encore à 50 % des hydrocarbures – pétrole, gaz naturel et même un peu de charbon. Cette situation fait en sorte que le Québec se trouve à l’heure des choix face au défi de la transition écologique. Si notre système énergétique nous rend beaucoup de services (mobilité, bâtiments confortables, multiples biens à notre disposition), il nous coûte aussi très cher et pollue davantage que ce que la Terre peut absorber sans conséquence.
Dans le cadre de ce panel, Pierre-Olivier Pineau présentera un état des lieux de l’énergie au Québec et des pistes de solution afin d’aller vers une économie plus efficace et durable. Alors que nos politiques environnementales sont fortement débattues, Charles Séguin nous offrira un portrait de la tarification du carbone au Québec et au Canada.


Documentaire : Orwell : 2+2=5

LUNDI 16 MARS, SALLE CLAUDE-LEGAULT, 12 H

Résumé : Ce documentaire de Raoul Peck (2025), se concentre sur l’œuvre dystopique de George Orwell, particulièrement son roman 1984, plutôt que sur une biographie classique, en soulignant la pertinence moderne de cet auteur pour disséquer les mécanismes du totalitarisme contemporain. En mêlant archives et images actuelles, le film explore des thèmes comme le « crime par la pensée », la novlangue (langage déformé) et la manipulation de la vérité (« 2+2=5 ») montrant comment la surveillance de masse et la désinformation menacent les démocraties actuelles.


De la Révolution à l’indépendance : construire Haïti après 1804

LUNDI 16 MARS, SALLE MULTI, 15 H

Conférencière : Lyns-Virginie Belony, historienne et professeure adjointe au Département d’histoire de l’Université de Montréal

Résumé : En 1804, Haïti réalise l’impossible en devenant le premier État moderne né d’une rébellion d’anciens esclaves et le deuxième État indépendant des Amériques, après les États-Unis. Si la Révolution haïtienne (1789-1804) a eu d’importantes répercussions dans l’ensemble de l’espace atlantique, l’avènement de l’indépendance place le nouvel État devant une tâche colossale. Confrontés à des défis uniques — notamment la non-reconnaissance de l’indépendance par l’ancienne métropole française et les divisions sociales et politiques héritées de la période coloniale — les premiers dirigeants haïtiens doivent gouverner un pays pour lequel il n’existe aucun précédent historique. Entre idéalisme et autoritarisme, ils posent les bases d’un État souverain en cherchant à concilier stabilité politique, indépendance et unité nationale.


Mardi 17 mars

Loger à la même adresse. Comment les communautés intentionnelles peuvent-elles offrir une solution à divers maux de notre société?

MARDI 17 MARS, SALLE MULTI, 9 H 30

Conférencière : Gabrielle Anctil, journaliste indépendante

Résumé : Avez-vous déjà rêvé de vieillir entre ami·es? Peut-être auriez-vous chacun·e votre petit logement, dans une grande bâtisse où une grande cuisine, un chaleureux salon et divers espaces communs vous permettraient de partager votre quotidien. Si de telles aspirations vous animent, c’est que vous rêvez de vivre en communauté intentionnelle. Communes, cohabitat, habitat participatif, écovillage… ces communautés portent de nombreux noms. Elles ont en commun d’offrir une manière de vivre qui sort des sentiers battus. Et, sans faire trop de vagues, elles permettent d’expérimenter une manière d’habiter résolument tournée vers l’avenir.
Cette conférence est une adaptation du livre Logés et nourris à la même adresse, paru en mars 2023 aux éditions XYZ.


Bébés du futur : promesses et pièges de l’utérus artificiel

MARDI 17 MARS, SALLE CLAUDE LEGAULT, 9 H 30

Conférencière : Sylvie Martin, professeure en sociologie au Collège Montmorency

Résumé : L’utérus artificiel n’est pas de la science-fiction, mais une réalité empirique qui s’inscrit dans une longue histoire, et qui soulève 1001 questions socioculturelles, politiques, économiques, juridiques et éthiques. L’idée d’une « machine à bébés », permettant la naissance sans corps maternel, bouleverserait plusieurs paramètres de la reproduction, de la famille, des rapports de genre et de classe, entre autres. Cette conférence vise à faire un bref portrait des avancées actuelles, à analyser les discours sur l’utérus artificiel et à dégager des pistes de réflexion critique face à ce projet révolutionnaire.


La biorégion à l’ère inouïe de l’écoangoisse

Mardi 17 MARS, SALLE MULTI, 12 H

Conférencier : Alain Deneault, essayiste et professeur de philosophie à l’Université de Moncton

Résumé : Dans cette ère de crises multiples (crise du coût de la vie, crise d’exacerbation des inégalités, crise écologique, crise de la démocratie, etc.) et d’inquiétants bouleversements sociaux (polarisation, montée du fascisme, développement accéléré de l’intelligence artificielle, post-vérité, etc.), Alain Deneault fait le constat que nous vivons à l’ère de l’inouï. Selon lui, pour ne pas sombrer individuellement dans l’écoangoisse, nous devons faire le choix de l’engagement en nous donnant un objet politique collectif : la biorégion.


Lutter contre le néant à l’ère de la déconnexion humaine

MARDI 17 MARS, SALLE MULTI, 14 H

Conférencier : Charles-Antoine Barbeau-Meunier, médecin résident en pédopsychiatrie et fondateur du C.I.E.L.

Résumé : Difficile comme individu de tailler sa place dans le monde au temps des empires numériques, du culte de la performance et d’un climat grandissant de polarisation sociale. À l’ère d’un repliement de l’individu vers soi-même, un sentiment de déconnexion humaine se répand dans notre société et s’accompagne d’un déclin de la santé mentale, surtout chez les jeunes adultes et les nouvelles générations. Mais comment donner sens à cette réalité? Comment aspirer à un avenir épanoui, et quelles aspirations sont possibles?


Événement spécial | Ciné-club en sciences humaines : Shifting Baselines

MARDI 17 MARS, SALLE CLAUDE-LEGAULT, 14 H

En collaboration avec la Semaine des sciences humaines, le Ciné-club en sciences humaines vous invite à la projection du documentaire Shifting Baselines, suivie d’une discussion avec le cinéaste Julien Elie.

Synopsis : À l’extrémité sud du Texas, au milieu d’un territoire à l’état sauvage, se trouve le village de Boca Chica. En 2018, Elon Musk a choisi d’y installer le nouveau siège de SpaceX. Dominé par de gigantesques fusées de 50 étages, le site est aujourd’hui délaissé par ses résidents et envahi par le complexe industriel qui gagne toujours plus de terrain. Les adeptes de la conquête spatiale y accourent en masse, nourrissant l’espoir d’aller sur Mars pour échapper à une planète saccagée. De l’autre côté du Rio Grande, des familles mexicaines pêchent sous l’œil vigilant de la police frontalière. Les uns rêvent d’un voyage dans les étoiles, les autres n’aspirent qu’à pouvoir habiter la Terre.


Mercredi 18 mars

Panel de discussion : Quelle place pour les femmes et le féminisme en politique?

MERCREDI 18 MARS, SALLE MULTI, 10 H

Conférencières :

  • Emma Limane, doctorante en science politique
  • Pascale Navarro, essayiste et doctorante en communication sociale

Résumé : Le contexte mondial actuel est marqué par une régression des droits des femmes, par la montée de forces politiques conservatrices et par des discours ouvertement antiféministes. À partir de ce constat, Emma Limane, doctorante en science politique, et Pascale Navarro, essayiste et doctorante en communication sociale, viendront discuter de la place des femmes et du féminisme en politique.
Pour alimenter leur conversation, Emma Limane s’interrogera sur la manière dont les États (dont le Canada) tentent de défendre des politiques étrangères féministes fondées sur des valeurs libérales dans un ordre international en profonde transformation. Pascale Navarro, pour sa part, viendra plaider Pour une féminisation du pouvoir, comme le titre son dernier essai publié en octobre dernier. Toutes deux nous apporteront une vision lucide et critique de la situation actuelle, tout en pressentant un avenir prometteur pour le féminisme.


Peut-on faire confiance aux algorithmes d’IA prédictifs? Réflexion critique sur un nouvel outil de connaissance.

MERCREDI 18 MARS, SALLE MULTI, 12H

Conférencière : Flavie Chevalier, candidate au doctorat en philosophie à l’université McGill et professeure de philosophie au Collège de Maisonneuve

Résumé : L’intelligence artificielle fait déjà partie de notre quotidien, dans les moteurs de recherches, les réseaux sociaux, et les recommandations personnalisées. Mais que se passera-t-il lorsque les institutions publiques commenceront à l’utiliser pour prendre des décisions cruciales en santé, en éducation ou en justice? Face à cette éventualité, ma conférence pose une question essentielle : peut-on vraiment faire confiance à l’IA? En partant d’un cas réel où un algorithme médical contredit un patient, je montrerai pourquoi les décisions de l’IA sont souvent difficiles à comprendre et à contester. Puis, la comparaison entre les jugements humains et algorithmiques me permettra de souligner une différence clé : contrairement aux humains, l’IA ne comprend pas le sens des décisions qu’elle rend. En somme, cette conférence représente une invitation à réfléchir de manière critique à la question de savoir quand – et si – nous devons faire confiance à l’IA.


Un passé garant de l’avenir? Pourquoi les Québécois•es ont raison d’espérer

MERCREDI 18 MARS, SALLE MULTI, 14 H

Conférencier : Jean-Philippe Warren, professeur de sociologie à l’Université Concordia

Résumé : Depuis un siècle, les Québécois ont beaucoup progressé. Deux changements majeurs retiennent l’attention: l’amélioration du niveau de vie et l’accroissement de la satisfaction personnelle. Qu’est-ce qui explique ce que certains n’hésitent pas à qualifier de “miracle québécois”? Où se situait le Québec il y a cent ans? Quelles leçons pouvons-nous tirer de l’histoire québécoise afin de mieux envisager l’avenir? Voici quelques-unes des questions auxquelles la conférence de Jean-Philippe Warren souhaite apporter des éléments de réponse.


Jeudi 19 mars

Quand l’IA bouscule les métiers : comprendre, anticiper, agir

JEUDI 19 MARS, SALLE MULTI, 9 H

Conférencier : Jean Frantz Ricardeau Registre, chercheur et enseignant spécialisé dans les transformations du travail et des ressources humaines

Résumé : L’intelligence artificielle transforme en profondeur les métiers, bien au-delà de l’automatisation de certaines tâches. Elle redéfinit les rôles professionnels, les compétences attendues et les modes de collaboration entre humains et technologies. Cette conférence propose de dépasser les discours alarmistes ou technosolutionnistes pour comprendre comment et dans quelles conditions l’IA influence réellement le travail. En mobilisant des recherches récentes et des exemples concrets issus des organisations, elle analysera les logiques de substitution, de complémentarité et de symbiose entre l’IA et les professionnels. L’objectif est triple : comprendre les mécanismes à l’œuvre, anticiper les transformations des métiers et des compétences, et agir en développant des stratégies organisationnelles et managériales favorisant une intégration responsable et performante de l’IA au travail.


Elon Musk, la 5G et la prolifération des débris spatiaux : le point de vue du droit international

JEUDI 19 MARS, SALLE CLAUDE-LEGAULT, 10 H

Conférencier : Olivier Barsalou, professeur au département des sciences juridiques de l’UQÀM

Résumé : Alors qu’une partie de l’humanité multiplie les lancements de satellites pour assurer nos communications, garantir notre géolocalisation et nous offrir de la 5G en tout temps et en tout lieu, une menace silencieuse s’accumule au-dessus de nos têtes : les débris spatiaux. Cette conférence propose d’explorer ce phénomène qui s’accélère et auquel le droit international peine à répondre. Loin d’être un problème de science-fiction, la prolifération de ces déchets et débris spatiaux (vieux étages de fusées, satellites inactifs, fragments de collisions) pose des défis majeurs qui dépassent les frontières politiques et les frontières planétaires.


Séparés mais égaux : enquête sur la ségrégation scolaire au Québec

JEUDI 19 MARS, SALLE MULTI, 11 H

Conférencier : Christophe Allaire-Sévigny, professeur de sociologie au Cégep de Sherbrooke

Résumé : Dans son essai Séparés mais égaux, Christophe Allaire Sévigny enquête sur notre système d’éducation qui, sous couvert de la liberté de choix, impose une forme de ségrégation sociale. Les élèves québécois font aujourd’hui l’expérience d’une école « à trois vitesses » qui séparent les jeunes selon les moyens économiques et le bagage culturel de leurs parents. L’école commune a disparu. Le principe d’égalité des chances, qui se trouve pourtant encore inscrit dans la Loi sur l’instruction publique, a été abandonné. Cette trahison de l’héritage de la Révolution tranquille entraine des conséquences désastreuses pour les individus et pour la société québécoise.


L’IA arrive, et toi? Se préparer et s’informer pour faire face aux usages présents et futurs de l’IA

JEUDI 19 MARS, SALLE MULTI, 13 H

Conférencier : Alexandre Marois, professeur à l’École de psychologie de l’Université Laval

Résumé : L’intelligence artificielle (IA) est le sujet de l’heure. Plusieurs discussions sont soulevées quant à ses capacités et par rapport à l’aide qu’elle peut nous procurer. Beaucoup se questionnent également sur la place qu’elle occupe actuellement, et qu’elle occupera dans notre futur. Quel rôle jouons-nous si la machine arrive à réaliser des tâches typiquement humaines ? Quelle attitude devons-nous adopter face à ces changements et comment bien s’y préparer ? Enfin, de quelle façon pouvons-nous optimiser notre interaction avec cet outil sans perdre de vue nos façons de faire et intérêts habituels ?

Dans cette présentation, Alexandre Marois, professeur à l’École de psychologie de l’Université Laval et spécialiste de l’interaction humain-IA, proposera quelques pistes de réflexion et nous amènera à poser un regard éclairé sur notre façon d’interagir avec cette technologie.


Cryptomarchés : Quand le crime passe au numérique

JEUDI 19 MARS, SALLE CLAUDE-LEGAULT, 14 H

Conférencier : David Décary-Hétu, professeur à l’École de criminologie de l’Université de Montréal

Résumé : Depuis le début des années 2000, les marchés illégaux ont connu des transformations majeures sous l’effet du numérique. Avec l’émergence du DarkNet et des cryptomarchés, les activités criminelles se déplacent vers des plateformes numériques anonymes, structurées et mondialisées. Dans cette conférence, David Décary-Hétu invite le public à réfléchir au potentiel transformateur de ces marchés clandestins en ligne.

Les cryptomarchés représentent-ils une rupture radicale avec les marchés criminels traditionnels ou une simple adaptation technologique? Peut-on imaginer que les marchés criminels soient devenus méconnaissables par rapport à ceux de l’an 2000 ? Une plongée originale dans le monde de la criminologie et ce qu’elle nous permet d’éclairer d’une partie très opaque de nos économies et sociétés.


L’avenir des démocraties à l’heure des « guerres culturelles »

JEUDI 19 MARS, SALLE MULTI, 15 H

Conférencier : Francis Dupuis-Déri, professeur au département de science politique de l’UQÀM

Résumé : La présentation sera l’occasion de définir cette notion largement répandue de « guerre culturelle », en prenant plus précisément comme exemple les attaques aux États-Unis contre les programmes d’Équité, diversité et inclusion (EDI), le féminisme et la diversité de genre et sexuelle, par le trumpisme. Il sera aussi question de « paniques morales », une notion connexe à celle de « guerre culturelle ». La discussion permettra d’évoquer aussi des situations liées au contexte québécois.


Vendredi 20 mars

La géographie physique et la science du climat face aux bouleversements climatiques : Comment intégrer les multiples enjeux et disciplines pour renforcer la résilience de nos milieux de vie ?

VENDREDI 20 MARS, SALLE MULTI, 9 H 30

Conférencier : Philippe Gachon, Ph.D., chercheur et professeur titulaire en hydro-climatologie au département de géographie de l’UQÀM

Résumé : Les bouleversements planétaires induits par les changements climatiques d’origine humaine constituent un défi majeur en raison des impacts associés aux aléas hydrométéorologiques et des événements climatiques extrêmes comme les inondations, les tempêtes intenses, les vagues de chaleur ou les sécheresses. Ces phénomènes ont en effet des conséquences majeures sur nos milieux de vie, les activités économiques et le développement de nos sociétés, sans compter les nombreux effets dominos sur les populations humaines et animales. Tout ceci constitue des défis qui occasionnent un stress de plus en plus important pour les populations, les institutions et les organisations et limitent leurs capacités à s’adapter. Tous les secteurs et savoirs scientifiques et traditionnels doivent donc être mobilisés, incluant les disciplines des sciences de la nature, des sciences sociales et des sciences de la santé. La géographie, en particulier la géographie physique (ex. climatologie), est une discipline qui peut et doit jouer un rôle fondamental dans cette mobilisation et ces liens à développer, afin de mieux comprendre l’interaction entre nos milieux de vie et les risques climatiques. Ceci peut par exemple permettre de mieux anticiper et comprendre les aléas hydrométéorologiques et les contextes de vulnérabilité et d’exposition des populations humaines, végétales et animales dans lesquels il se produisent, afin de réduire les conséquences sur ces dernières. Cette présentation dressera un portrait des bouleversements du climat, en cours et à venir, et des risques ou des multiples enjeux associés. Les liens entre la géographie physique et les sciences du climat seront également discutés. Des exemples de solutions et d’actions concrètent seront présentés afin d’illustrer les avantages d’intégrer les connaissances multidisciplinaires et entre les secteurs de recherche afin de réduire les conséquences des aléas climatiques.


L’avenir des sciences humaines

VENDREDI 20 MARS, SALLE MULTI, 12 H

Conférencier : Frédéric Bouchard, philosophe, chercheur et doyen de la Faculté des arts et sciences de l’Université de Montréal

Résumé : Comment s’assurer que l’humain demeure aux commandes de l’étude des phénomènes sociaux alors que des technologies dites « intelligentes » émergent? Philosophe, chercheur et doyen de la Faculté des arts et sciences de l’Université de Montréal, Frédéric Bouchard viendra éclairer ce défi essentiel aux sciences humaines. La rencontre se veut l’occasion d’un dialogue interactif entre le conférencier, des professeurs et des étudiants, afin d’explorer pourquoi les sciences humaines demeurent incontournables pour saisir les enjeux complexes du monde actuel et anticiper ceux de demain, développer un esprit critique fondamental pour préserver la place centrale de l’humain dans nos analyses, nos recherches et nos choix de société. Une occasion unique de réfléchir ensemble à la pertinence du croisement des savoirs dans les formations multidisciplinaires d’aujourd’hui où les compétences humaines non automatisables doivent demeurer au premier plan.


La pratique du droit en contexte syndical

VENDREDI 20 MARS, SALLE MULTI, 14 H

Conférencier : Julien Gendron-Tardif, avocat en droit du travail

Résumé : Cette conférence propose une plongée concrète au cœur du droit du travail et du mouvement syndical à travers le regard d’un avocat représentant la partie syndicale. Elle abordera le fonctionnement interne d’un syndicat, les réalités du travail en cabinet privé comparées à celles d’un avocat salarié, ainsi que les défis particuliers de l’arbitrage de griefs devant un tribunal administratif. La présentation se poursuivra avec une analyse des plus récents conflits de travail marquants, notamment chez Amazon, Air Canada et la STM, en mettant en lumière leurs enjeux et leurs spécificités. Enfin, la conférence ouvrira le débat sur l’avenir du droit et du mouvement syndical, incluant les impacts concrets du projet de loi 3 sur la vie syndicale et l’importance cruciale de maintenir un mouvement syndical fort en 2026.


Vers une convergence des luttes climatiques

VENDREDI 20 MARS, SALLE CLAUDE-LEGAULT, 15 H

Conférencières : Anne-Marie Lesaux et Amélie Chanez, professeures de sociologie au Collège de Maisonneuve

Résumé : Pourquoi les changements climatiques n’ont pas les mêmes effets sur tout le monde? Si nous sommes dans le même bateau des changements climatiques, tout le monde n’a pas forcément de gilet de sauvetage. En 2023, dans le rapport mondial de Climate Inequality des Nations Unies, 3805 cas d’injustices environnementales ont été répertoriées. La majorité́ de ces cas touchent les populations les plus pauvres, marginalisées ou racisées. À l’aide d’exemples poignants, d’initiatives engageantes, nous vous invitons à décoloniser les discours sur la crise climatique, à envisager une autre façon d’habiter le monde. La perspective sociologique nous permet de comprendre que nous sommes tous et toutes un maillon de la chaîne humaine, interconnecté·es, affecté·es par les choix des politiques nationales et internationales, et responsables de la cohabitation harmonieuse des êtres vivants. Plusieurs personnes militantes, arborant des discours empreints de colère, d’espoirs et de renouveau, l’affirment et le défendent: il n’est pas trop tard pour renverser la vapeur, mais il faudra le faire ensemble. Dans un contexte d’incertitudes politiques et climatiques, nous vous invitons à participer à une réflexion collective autour des enjeux environnementaux, climatiques et de justice sociale. Analysons ensemble la toile de inégalités environnementales : économiques, de droits, d’accès aux ressources, de risques sanitaires au croisement des rapports sociaux tels que le sexisme, le racisme, le spécisme et le colonialisme. Les injustices climatiques concernent tout autant les humains que les non-humains et s’inscrivent dans un rapport intergénérationnel. La convergence des luttes nous semble incontournable pour que demain advienne…