Membres
Frédéric Côté-Boudreau, Ph. D.
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Statut : | Professeur de philosophie, Collège Montmorency | |
| Affiliations : |
Membre régulier du Groupe de recherche en éthique environnementale et animale (GRÉEA, groupe de recherche), membre en collaboration de l’Observatoire québécois en droit animalier (OQDA, groupe de recherche) |
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| Intérêts de recherche : | Animaux, spécisme, autonomie, handicap, travail | ||
| Courriel : | Frederic.Cote-Boudreau@cmontmorency.qc.ca |
Présentation
J’ai complété une maîtrise (Université de Montréal) et un doctorat en philosophie (Queen’s University) sur des questions d’éthique animale, notamment en lien avec le droit à l’autonomie pour les animaux non humains et les personnes ayant une déficience intellectuelle. En 2023-2024, j’ai réalisé un stage de recherche postdoctoral (Université du Québec à Trois-Rivières et CRÉ) pour explorer davantage les théories politiques en lien avec les animaux non humains. J’ai publié des chapitres dans La pensée végane: 50 regards sur la condition animale (PUF, 2020) et The Vegan and Plant-based Handbook (Springer, 2024) et L’Amorce 2. Revue contre le spécisme (2025), portant notamment sur les liens entre le spécisme et le capacitisme. J’ai également réalisé des entrevues à des balades tels que Comme un poisson dans l’eau (2025) et The Animal Turn Podcast (2020) et j’ai donné plus d’une cinquantaine de conférences sur le thème de l’éthique animale.
Projet de recherche en cours
Regard critique sur l’approche du droit du travail pour les animaux
Mon projet consiste à analyser les récentes théories qui souhaitent accorder un droit du travail aux animaux vivant sous l’exploitation humaine, comme il est par exemple étudié dans le recueil Animal Labour: A New Frontier of Interspecies Justice? (Oxford University Press, 2020). Les auteurs et autrices défendant une telle approche (notamment Alasdair Cochrane, Kendra Coulter, Jocelyne Porcher, Marine Lercier, et Will Kymlicka et Sue Donaldson dans Zoopolis) soulignent le fait que les animaux domestiqués apportent une réelle contribution économique à nos sociétés, sans pourtant bénéficier des protections et des avantages qui devraient leur être dus. À l’heure actuelle, ces animaux sont en effet légalement traités comme des biens meubles, ce qui, dans le domaine économique, les réduit à un état de ressource, de marchandise, d’outil ou de machine. Pourraient-ils, à la place, obtenir l’encadrement d’un droit du travail ? Mon travail consiste entre autres à vulgariser ces débats très novateurs, mais aussi à souligner des limites et faiblesses d’une telle proposition.
