Les travaux du consortium PRISME, auxquels le professeur de biologie François Fournier collabore depuis plus de douze ans, ont obtenu une reconnaissance internationale en mars dernier à Baltimore lors d’un important symposium en lutte intégrée, le International IPM Symposium. Les organisateurs de ce symposium ont remis un prix de reconnaissance à l’équipe de PRISME, notamment pour ses travaux de recherche sur la mouche de l’oignon, un insecte ravageur qui peut hypothéquer des champs entiers.

François Fournier et PRISME Consortium ont mis au goût du jour une vieille technique consistant à lâcher des mouches mâles stériles dans les champs d’oignons. Les femelles qui y sont déjà présentes sont fécondées par ces mâles stériles et produisent ainsi des œufs non viables. De cette façon, la population de mouches peut chuter de façon considérable.

Diminuer l’utilisation de pesticides

Mise à l’essai et perfectionnée pendant une douzaine d’années, cette méthode a démontré son efficacité en permettant de diminuer considérablement la quantité de pesticides utilisée. En 2017, dans les champs où les lâchers de mouches stériles ont eu lieu, les agriculteurs ont utilisé près de 9 tonnes de pesticides de moins qu’en 2010.

Une technique semblable pourrait maintenant appliquée à d’autres cultures. PRISME Consortium travaille à aider les agriculteurs dans leurs efforts de lutte intégrée contre les insectes et les maladies nuisibles aux récoltes.

Le projet a également fait l’objet d’un reportage dans la plus récente parution de Primeurs maraîchaires.